dimanche 13 janvier 2019

Pour une année en couleur




JAUNE

Évidement ! Car ce mouvement inattendu a réussi le passage de 2018 à 2019. beaucoup a été dit et écrit au sujet de ces Gilets Jaunes dont les expressions multiformes ont débouchés non sur la cacophonie mais sur l’expression d’une véritable intelligence collective exigeant une juste répartition des richesses et une rénovation en profondeur de notre système dit démocratique . Rétablissement de l’ISF, Référendum d’Initiative Citoyenne,hausse des salaires , fin de la casse des Services Publics sont des revendications concrètes et largement partagées.
A cette prise de parole vigoureuse, le gouvernement n’a fourni que des réponses à coté de la plaque, car Emmanuel Macron ne sait dialoguer qu’avec les banquiers et les dirigeants des puissantes multinationales dont il est issu.
Face à la colère légitime générée par sa surdité persistante, le gouvernement ne sait que monter en épingle les débordements d’une petite minorité et chercher à étouffer le mouvement sous les lacrymogènes et les tirs d’armes très dangereuses interdites dans de nombreux pays, tout concoctant une nouvelle loi restreignant le droit à manifester.
Puisqu’un grand débat doit être organisé dans les tous prochains jours, il est important de le faire vivre dans les quartiers, les villages, partout où ce sera possible, sans nous laisser enfermer dans un cadre pré établi. Les demandes de justice fiscale, de justice sociale, de démocratie plus directe doivent être réaffirmées avec force, elles ne sont pas incompatibles avec la prise en compte des enjeux écologiques elles en sont au contraire la condition.
Les Gilets Jaunes veulent un changement profond de société, nous aussi. Collectivement engageons nous dans ce débat et restons mobilisé.e.s pour qu’il ne soit pas confisqué par quelques uns, et vigilant.e.s pour que ce qui en sortira ne soit pas ensuite envoyé aux oubliette.


BLEU


Comme le drapeau européen . Cette année se tiendront les élections au Parlement Européen. Au fil du temps, les institutions européennes se sont largement éloignées de l’esprit de coopération et de non agression entre les peuples voulue par leur fondateurs. Elles sont aujourd’hui dominées par des états égoïstes prompts à s’incliner devant la loi du marché tout puissant , à favoriser les guerres économiques au détriment des salarié.e.s, à donner tous les gages possibles aux divers lobbies en bloquant les avancées nécessaires pour le climat et l’environnement.
Bleu très sombre aussi comme les eaux de la méditerranée où ces mêmes états refusent de voir et de porter secours à celles et ceux qui s’y noient pour avoir voulu fuir la guerre, la répression et la misère.
Certains veulent faire croire que casser cette Europe dysfonctionnelle serait la solution. l’Angleterre du Brexit nous montre assez que cela n’apporte aucune réponse satisfaisante aux questions que se posent les européen.ne.s.
Il est urgent cependant de rénover l’ Europe et ses institutions du sol au plafond pour en faire un puissant territoire solidaire , riche de sa diversité et attentive au bien être de ses habitants. Des chercheurs comme Thomas Piketty ont fait des propositions en ce sens.
Les élections européennes suscitent souvent peu d’engouement, les enjeux en sont pourtant d’importance : enverrons nous au Parlement Européen des député.e.s qui empocheront leurs grasses indemnités sans y effectuer le moindre travail, voire sans y être présent.e.s ? Enverrons nous au Parlement Européen des chantres du monde libéral tel qu’il va (mal) ? Des député.e.s sans véritables conviction facilement convaincu.e.s par les arguments des lobbyistes qui gravitent à Bruxelles ? Ou pire encore l’un.e des représentant.e.s de ces forces xénophobes et réactionnaires qui prospèrent partout en Europe ? Non ! Il existe au Parlement Européen un groupe actif et respecté: le Parti Vert Européen, dont les député.e.s EELV sont partie prenante. Ces député.e.s se sont montré pugnaces tout au long de leur mandat et ont remporté des victoires ( interdiction des néonicotinoïdes, interdiction de l’introduction de nouveaux OGM, élimination progressive de l’huile de palme dans les carburants, interdiction de certain objets en plastique à usage unique, renforcement des normes d’émission de CO2 pour les nouveaux camions, protection des lanceurs d’alerte ) et ont mené une lutte acharnée contre la fronde fiscale et les traité de libre échange.
La liste menée cette fois par Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Damien Carême et Marie Toussaint est prête à relever tous les défis pour une Europe écologique et sociale et solidaire. Le 26 mai, dans les urnes nous pourrons donner de véritables perspectives et sa chance à une Europe nouvelle.


VERT

Pour le climat, le temps presse , les experts du GIEC nous l’ont encore rappelé récemment. Les récentes inondations dans l’Aude sont là pour nous le confirmer. Mais ceux et celles qui nous gouvernent ne savent que nous bercer de belles paroles, jamais suivies d’actes concrets. Les émissions de Gaz à Effet de Serre ont encore augmenté et la France sort déjà de la trajectoire pourtant timide qu’elle s’était tracée. Globalement, les politiques publiques peinent à prendre à bras le corps l’ensemble des enjeux écologiques.
Heureusement, les citoyen.ne.s sont de plus en plus nombreux.ses à se faire entendre et déterminé.e.s à faire bouger les choses , comme en témoignent le succès des récentes Marches pour le Climat et les plus de 2 millions de signatures de l’appel de « L’affaire du Siècle »( https://laffairedusiecle.net/ ) récoltées en quelques semaine. En témoignent également d’innombrables initiatives individuelles ou de petits collectifs pour consommer de façon plus responsable, se déplacer autrement, lutter contre l’artificialisation des terres, se détourner de l’agro industrie…
Nous sommes nombreux/ses à marcher, chacun.e à son rythme et son propre parcours sur les chemins de l’écologie, dans l’Aude comme ailleurs . Il serait temps d’apprendre à nous reconnaître et à dialoguer pour lever les incompréhensions et suspicions réciproques et devenir ensemble une force capable de peser sur les politiques publiques et d’inverser durablement la tendance qui nous mène dans le mur.


ROUGE

Rouge enfin, comme l’appel « nous voulons des coquelicots » qui réunit chaque premier vendredi du mois ses signataires devant les mairies pour demander l’interdiction totale des pesticides de synthèse.
Parce que notre santé est notre bien le plus précieux, parce que la santé de nos sols est la condition de notre survie sur la terre, parce que la préservation de la biodiversité , déjà bien appauvrie , est une urgence absolue, cet appel doit absolument prendre de l’ampleur. Signez le si ce n’est déjà fait, allez sur le site https://nousvoulonsdescoquelicots.org/ où vous trouverez des idées d’action,.Dès le 1er février, et ensuite le 1er mars, le 5 avril, allez devant la mairie de votre commune avec quelques ami.e.s pour en convaincre d’autres d’agir à leur tour jusqu’à ce que tous les pesticides soient réellement interdits.


Toutes et tous, nous avons du pain sur la planche, face à ces enjeux vitaux chacun.e doit apporter sa contribution et c’est en poussant tous ensemble que nous ferons tomber les murs de l’argent roi, du chacun pour soi , du « après moi le déluge » pour continuer le chemin vers une société plus sobre, joyeuse et fraternelle.

Bonne année 2019 active et multicolore !


dimanche 25 novembre 2018

Black Friday, des lendemains qui déchantent !






Il paraît que nous ne consommons pas assez : les géants du commerce mondial nous le disent !
Et nous incitent, à coup de publicités envahissantes et de soldes géantes, à acheter, à acheter encore. Acheter même sans réel besoin. Remplacer, même si l’objet ou le vêtement est encore en bon état ou peut être réparé. Accumuler dans nos placards tant de choses inutiles, et remplir nos poubelles et évacuer vers nos déchetteries.

Il en va, parait-il de la bonne santé de notre économie.

Et si ce modèle était au contraire bien malade ?

Produire tous ces biens nécessite d’importantes ressources et de l’énergie , dont nous savons qu’elles ne sont pas inépuisables. Le « jour de dépassement » où nous avons dépensé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer était cette année le 1er août pour l’ensemble du monde et le 5 mai pour la France, et cette date ne cesse d’avancer. 

800 millions de déchets sont produits annuellement en France, soit 25 tonnes chaque seconde ! Déchets qu’il faut acheminer, traiter, enfouir, leur recyclage étant actuellement très insuffisant. Tout cela à un coût pour la collectivité comme pour chacun d’entre nous. Les sommes ainsi employées pourraient certainement être utilisées sur des projets plus intéressants.

Les écologistes en sont certains une société plus sobre sera aussi une société plus heureuse et plus apaisée.

Fuyons la publicité qui encombre nos écrans, enlaidit nos villes , surcharge nos boites à lettres. 
Achetons des produits solides et réparons les, échangeons les, donnons les quand nous n’en avons plus besoin. 

Consommons de façon responsable et boycottons le Black Friday !

jeudi 15 novembre 2018

GILETS JAUNES




Il vaut mieux voir les choses en face : le temps où le pétrole pas cher coulait à flot est une époque révolue.
Mais cette époque insouciante a façonné notre société actuelle dominée par la place démesurée faite au tout voiture.
Les centre ville se sont dépeuplés et les zones pavillonnaires des villages périphériques développées. De nombreux commerces ont fermé au profit des zones commerciales où l’on n’accède qu’en voiture. Les services publics ont quitté les villages pour se concentrer dans les villes centres . Les hôpitaux et maternités de proximité ont disparu et les habitants des zones rurales doivent faire de longs trajets pour se faire soigner. Les écoles se regroupent et les enfants prennent le bus matin et soir… Avoir une voiture, ou même deux est devenu pratiquement incontournable pour les ménages habitant hors des centres urbains. Et dans un département où les bas revenus sont la règle et non l’exception, les déplacements des particuliers se font plus souvent avec une vieille voiture diesel qu’avec un véhicule flambant neuf plus « vertueux ». Les automobilistes taxés sont piégés, sans solutions alternatives.
La révolte incarnée par les « gilets jaunes » peut tout à fait s’expliquer, face à un gouvernement si éloigné des réalités vécues par ses concitoyens-es. D’énormes efforts doivent être faits pour sortir de notre addiction au pétrole, et il est tout à fait exact que les particules fines émises par le diesel sont la cause de beaucoup trop de maladies et de décès. Mais s’il faut taxer, pourquoi ne pas commencer par le kérosène des avions et le le fuel utilisé pour les bateaux ? Les déplacements de loisir des classes supérieures et les impératifs de la circulation mondialisée des marchandises ne seraient-ils pas des cibles prioritaires ? Des sommes très importantes doivent être mobilisées pour la recherche et la création d’ alternatives à la gabegie actuelle et le tour de passe passe du gouvernement qui prévoit de n’affecter qu’une partie des taxes prélevées aux enjeux écologiques est bien la preuve de son hypocrisie en la matière.
Et cette hypocrisie va coûter très cher, qui amène des citoyens excédés et encouragés en sous mains par des forces réactionnaires à jeter le bébé de la transition écologique avec l’eau du bain d’un gouvernement à coté de la plaque.
Plus que jamais il est important que des collectifs de citoyens se créent ou se renforcent à travers des propositions et des actions concrètes pour un monde plus vivable, que se soit en consommant local, en promouvant le covoiturage, en exigeant plus de pistes cyclables, en étant force de proposition sur leur territoire, en exerçant leur pouvoir citoyen dans les élections, qu’elles soient locales, nationales ou européennes, car tous les programmes ne se valent pas. Protester et de bloquer les routes ne donne pas vraiment d’indications sur la direction que l’on veut prendre.
La société réellement écologique à construire ne doit laisser personne au bord du chemin , elle a besoin de l’adhésion du maximum d’entre nous, il est urgent de s’y engager plus fermement.

dimanche 11 novembre 2018

PAS DE TRANSITION ENERGETIQUE SANS TRANSITION ECOLOGIQUE !


La macronie, depuis qu'elle existe n'a jamais fait preuve d'une grande conscience écologiste. La démission de Nicolas Hulot et les raisons qu'il a invoqué n'ont été qu'un épisode parmi d'autres. Le gouvernement n'en a tiré aucune leçon et le spectacle qu'il nous donne avec les péripéties sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) ainsi que les déclarations des ministres de l'agriculture successifs ne sont pas faits pour nous rassurer.
Pourtant lorsque qu'on écoute les responsables (députés, ministres...) de ce mouvement, nous  entendons très souvent parler de l'urgence climatique. Ce n'est certainement pas par hasard. L'idée que le changement climatique est une réalité et que nous y sommes pour quelque chose est largement partagée dans l'opinion.
Ainsi, nous assistons à un matraquage sur l'urgence climatique et la décarbonation de notre énergie (électrique) qui serait l'alpha et l'oméga des solutions envisageables. Le nucléaire est évidemment présenté comme la voie royale.
Nous savons bien que ce ne sont que des éléments de langage et/ou de propagande qui ne résistent pas à un minimum d'analyse. Non seulement, l'électricité, donc nos 75 % de production nucléaire ne représente qu'une toute petite partie de celle que nous consommons mais encore, sa décarbonation relève plus de l'intox que de la réalité.
Les études tentant de calculer ces émissions sont nombreuses. En comparant les différents résultats en fonction des méthodologies employées, deux chercheurs ont trouvé, de manière indépendante des résultats voisins de 66 g de CO2/kwh soit largement moins que les énergies fossiles classiques mais bien plus que l'hydraulique ou l'éolien ou ce que raconte EdF sur le sujet. Vous pouvez lire l'excellent article publié par https://www.terraeco.net/Oui-le-nucleaire-emet-bien-du-CO2,16535.html
Et encore, aucune des études citées n'est en état d'évaluer correctement l'impact climatique des traitements (ou gestion) des déchets. Aucune filière n'est à ce jour aboutie et comment pourrait-on évaluer les émissions de CO2 de Cigeo qui sera ventilé pendant 500 ans ! Ne sont certainement pas comptés les empreintes carbone des différentes administrations en charge du domaine : ANDRA, IRSN, ASN....Et comment y ajouter les rejets de THOR, l'incinérateur qui devrait brûler les déchets de l'usine de conversion de l'uranium, à Narbonne ?
Plus encore néfaste pour un avenir plus radieux de notre environnement est la césure que les propagandistes font entre le changement climatique et crise écologique, mettant en avant de manière absolue la crise climatique qualifiée d'urgente en s'asseyant sur l'autre versant. Et nous devons dire avec force qu'il n'y aura pas de transition énergétique sans transition écologique. Forcer le pas du nucléaire nous conduit à un avenir irradieux qui ignore les conséquences sur la santé humaine, les enjeux sociétaux, etc. Notre main droite peut-elle ignorer l'état de notre main gauche ?
Je cite le nucléaire qui est le domaine le plus visible et médiatisé mais il n'est pas le seul. Je pense en particulier à la filière bois-énergie. On la considère souvent comme prometteuse car le bois, tout au long de sa vie est supposé séquestrer le carbone que nous produisons, Nous serions donc devant un cycle vertueux. Quand on analyse la réalité plus finement, on se rend compte que les résidus de bois peuvent rendre des services écosystémiques favorables à la biodiversité ou être des aides à une orientation vers une agriculture plus biologique. Cela sans parler des projets d'énormes coupes dans les forêts pour assurer la conversion de centrales électriques au charbon (Gardanne et autres) au bois.
Il est donc nécessaire de clamer haut et fort : PAS DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE SANS TRANSITION ÉCOLOGIQUE !


dimanche 21 octobre 2018

Inondations dans l'Aude, on continue?





Après les inondations terribles de 1999, et cette année en mai 2018 celles de la vallée du Cougaing, c’est au tour de Trèbes, Villegailhenc , et d’autres communes audoises d’être plongées dans la désolation. Et chaque fois les commentaires vont bon train sur le coté exceptionnel et imprévisible du phénomène .

Imprévisible alors que plus de la moitié des communes audoises sont sujettes au risque inondation selon le schéma départemental des risques majeurs ?

Imprévisible alors que de nombreux scientifiques nous alertent sur la réalité du dérèglement climatique de ses origines et de ses effets ?
 Dans notre région cela se traduit le plus fréquemment par des pluies dites « méditerranéennes » ou « cévenoles » qui ont toujours existé mais dont la survenue s’accélère. Les experts du GIEC nous ont encore récemment alerté : contenir le réchauffement de la planète à 1,5° est encore possible mais au prix d’un changement radical et rapide de nos modes de vie et des politiques publiques dans nos pays occidentaux.
Allons nous indéfiniment subventionner les déplacements en avion et en cars « Macron » au détriment du ferroviaire ? Allons nous privilégier les modes de consommation liés aux grands groupes de l’agro-industrie et de la grande distribution qui font parcourir des milliers de kilomètres aux denrées qu’ils nous proposent au détriment des producteurs locaux ? Allons nous toujours consommer plus de viande alors que l’élevage industriel est responsable d’une grande partie des gaz à effet de serre (GDS) , au détriment d’une alimentation plus saine et plus équilibrée ? Allons nous continuer à nous chauffer et à climatiser les habitations plutôt que de les isoler correctement ? Allons nous continuer à acheter et jeter comme nous y incite la publicité au lieu d’entretenir et recycler ?
 La liste serait longue au-delà de ces quelques exemples La prise de conscience est en train de se faire, ainsi qu’en témoignent les succès de l’Alternatiba Tour cet été et de la Marche pour le Climat du 8 septembre . Elles doivent encore s’amplifier et se traduire également dans les urnes, car il nous reste peu de temps et les gestes individuels nécessaires doivent impérativement s’articuler avec des décisions politiques courageuses et acceptées par une opinion publique qui en aura compris les enjeux.

Ni imprévisibles ni exceptionnelles, ces précipitations prennent des proportions démesurées en raison de l’imperméabilisation des sols qui ne retiennent plus rien. 
On continue autour des villes à construire des zones commerciales démesurées, telle le futur « Rocadest » à Carcassonne, avec leur lot de parkings et de bretelles d’accès. On lotit à tout va dans toutes les communes, chaque édile se félicitant de l’accroissement de sa population. Ces lotissements et la voirie qui va avec dévorent aussi des terres capables d’absorber une bonne partie des précipitations. Au nom du tout voiture, on va encore artificialiser de larges bandes de terre entre Toulouse et Narbonne pour mettre l’autoroute à 2x3 voies.
Mais les pratiques agricoles privilégiées depuis des décennies ont aussi pris leur part dans ces désastres : en bien des endroits, l’usage intensif de produits phytosanitaire, les labours trop fréquents, la mécanisation, sont responsable d’un sol mort ou très appauvri sur lequel les eaux ruissellent et ne sont plus absorbées.

Depuis le traumatisme de 1999 dans l’Aude, les choses ont bougé au niveau de la prévention, que ce soit dans l’entretien des cours d’eau , encore insuffisant, ou dans les plan de prévention des risques inondation. Mais on construit encore en zone inondable, comme c’est le cas de l’hôpital de Carcassonne, agrémenté certes de bassins de rétention qui se sont révélés insuffisants, et en n’hésitant pas, malgré le risque, à mettre tous les équipements techniques en sous sol ! 

Les audoises et les audois sont habitués à faire preuve de solidarité face à ces épisodes dramatiques, et ils l’ont encore magistralement démontré ces jours ci. Il conviendrait cependant d’être prêts en amont pour éviter de prochaines catastrophes.
 Même s’il faut les faire, bassins de rétention et digues ne seront jamais une garantie à 100 %. L’arrêt des constructions en zone inondable, les aménagements du premier niveau dans les habitations existantes, l’amélioration significative des moyens d’information de toute la population dans les zones à risque au moment des crises et l’intensification des messages sur la vigilance et sur la conduite à tenir sont plus que jamais d’actualité.

L’homme entretient l’illusion qu’il peut dominer la nature et la façonner à sa guise, il serait temps qu’il comprenne qu’il n’en est qu’un élément et qu’il apprenne à la respecter et à vivre en harmonie avec elle.

jeudi 13 septembre 2018

STOP au plastique inutile!







Lorsque vous faites vos courses, êtes vous comme nous, choqués par la quantité invraisemblable de plastique inutile dans votre panier?
Sacs en plastique à usage unique pour recueillir fruits et légumes en vrac, emballages individuels de sachets de thé ou de gâteaux, même certains fruits et légumes possédant leur propre emballage naturel (comme les bananes) sont parfois vendus avec un revêtement en plastique supplémentaire!
Tout ce plastique inutile finit après usage dans les océans où il menace la vie marine.
Chaque année, nous produisons plus de 300 millions de tonnes de plastique , dont 8 millions se retrouvent dans nos océans. D'ici à 2050, on prévoit qu'il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans.
De plus, étant fabriqués à partirde ressources fossiles, le plastique contribue de manière significative au changement climatique et nuit à la planète ainsi qu'à la faune.

COMMENT AGIR?

Nous exhortons les supermarchés à rejoindre notre combat en s'engageant à réduire la quantité d'emballages en plastique qu'ils utilisent dans leurs magasins et pour le transport des marchandises.
Nous les incitons à imposer à leurs fournisseurs une réduction significative des emballages plastiques inutiles et à privilégier même l'absence totale d'emballage chaque fois que cela est possible.
Nous les appelons enfin à mettre la pression sur les instances décisionnaires européennes ou nationales afin de définir et d'imposer des règles contraignantes dans ce domaine.

MOBILISES EN EUROPE

signez notre pétition #UseLessPlastic demandant aux supermarchés à travers l'Europe de prendre position contre le plastique inutile:

tilt.green/useless_plastic_fr  

mercredi 23 mai 2018

26 mai: pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité




Il n'y a pas de planète B et la terre, son climat et sa biodiversité ne seront sauvés ni par les formules creuses, les déclarations d'intention et les grand-messe du gouvernement; ni par la spontanéité des entreprisesqui agiraient sans encouragement ni contrainte des pouvoirs publics.
Notre conviction est que le temps des constats est dorénavant passé. L'urgence est d'agir. Et c'est pour cela que nous irons dans la rue le 26 mai aux cotés de tant d'autres organisations syndicales, politiques et associatives lors de la" Marée populaire"pour exiger du président et du gouvernement qu'ils agissent.
Dans cette marée humaine, nous représenterons aussi les non humains: parce que les animaux, les plantes, les océans, l'air, les sols et les générations futures ne peuvent s'exprimer, c'est à nous de le faire!
RV à Carcassonne,10h30, portail des Jacobins
RV à Narbonne ,10h, Bourse du Travail