vendredi 29 avril 2016
dimanche 24 avril 2016
États Généraux du rail et de l’intermodalité à Limoux le 27 avril
Desserte des zones en situation
d’enclavement
Les transports collectifs doivent, dans
tous les cas être privilégies. Quand le rail existe, il doit être
promu car c’est lui qui a la plus faible empreinte carbone et qu’il
ne nécessite pas de nouvelles infrastructures. Est visée en premier
lieu la ligne Quillan-Carcassonne. Sa remise en état est budgétée
à hauteur de 11 m€ mais l’état traîne les pieds depuis des
années pour honorer sa contribution. La modernisation complète
coûterait entre 30 et 50 m€. Elle permettrait un cadencement
horaire dans chaque sens et offrirait donc un haut niveau de
services. Dans le même temps, le conseil départemental projette
l’achèvement de la mise à 2x2 voies de la RD 118 et le
contournement de Limoux, le tout pour un coût d’environ 150 m€.
Cela favorisera la voiture individuelle et les bus qui y circuleront
n’offriront jamais le niveau de service du rail (confort,
régularité…). De plus, ils participeront aux nuisances attachées
aux routes (bruit, gaz d’échappement, etc.) sans évoquer les
nouvelles infrastructures dévoreuses d’espace. Nous appelons donc
à la cohérence des politiques publiques, sachant que même si les
budgets sont différents, les contributeurs à ces mêmes budgets
sont les mêmes !
On peut estimer que les transports
publics, tout confondu, captent actuellement 2 à 3 % des flux de
passagers sur la ligne Carcassonne - Quillan. Une augmentation très
significative est possible moyennant une offre étoffée (cadencement
horaire, nouvel arrêt sur la zone de la Bouriette à Carcassonne…).
Le transfert, en 2017, de la compétence
des transports interurbains, à la région devrait s’accompagner
pour nous d’une redynamisation de ceux-ci pour les zones les plus
défavorisées en recherchant ou améliorant les solutions innovantes
type transport à la demande, covoiturage et amélioration des
dessertes ferroviaires existantes… L’articulation avec les TER et
les déplacements doux doit être recherchée comme la possibilité
d’embarquer des vélos.
La modernisation de la ligne
Carcassonne -Quillan est pour nous emblématique des choix qui
doivent être opéré par la Région en matière de transports :
priorité aux transports du quotidien , abandon des projets de gares
nouvelles très coûteuses pour les finances publiques, ligne
nouvelle mixte fret/voyageurs Narbonne/Perpignan modernisée plutôt
que poursuite des chimères de LGV sans réelle pertinence et
siphonnant toutes les ressources budgétaires des transports.
Politique tarifaire
Le TER à 1€ servant de slogan à
l’ancienne région LR a eu le mérite de montrer qu’appliqué
intégralement à certaines lignes, elles pouvaient devenir plus
attractives. Cependant, par manque d’offre supplémentaires, elle a
montré ses limites. Quant au TER à 1€ généralisé, cela a
relevé plus de la com’ que d’une véritable politique des
transports.
La tarification actuelle est
dissuasive.
La clarification des tarifs est
nécessaire et doit aboutir à un coût inférieur à celui de la
voiture particulière. Plusieurs options sont à explorer, depuis la
tarification par zones jusqu’au « pass transport »…La
définition d’une nouvelle tarification passe par la concertation
avec les syndicats et associations d’usagers.
Avenir du rail dans la région
Notre attachement aux transports
publics sur la base de considérations strictement écologiques se
double d’un avertissement économique. Les prix du pétrole
actuellement et historiquement bas ne dureront certainement pas. Ils
favorisent la voiture individuelle, les bus et l’avion mais un
retournement de tendance prévisible, sans en connaître l’échéance,
va compliquer la vie des habitants de la région si on abandonne le
rail qui redeviendra vite le mode plus économe pour leurs
déplacements.
Force est de constater que la SNCF,
opérateur historique a de plus en plus de mal à s’engager sur les
dessertes secondaires. Nous devons nous poser la question du devenir
de nos relations avec l’entreprise. Est-il pensable que la région
finance de lourds travaux de rénovation ou de ré-ouverture des
lignes pour qu’ensuite, la SNCF se montre incapable de les
exploiter si ce n’est à des coûts prohibitifs. Tout comme la même
SNCF a totalement délaissé les lignes capillaires génératrices de
fret ferroviaire.
Devant cette situation, nous devons
nous poser la question, sans tabous d’une régie régionale qui
serait propriétaire des infrastructures, du matériel et maître de
l’exploitation. Des conventions de mise à disposition du personnel
doivent pouvoir être passées entre la région et la SNCF. Cette
régie peut être multimodale en intégrant les régies
départementales de transport. Pour garantir l’esprit « service
public », elle doit être juridiquement constituée en EPIC et
placée sous un contrôle mixte élus, associations d’usagers,
syndicats.
.
lundi 18 avril 2016
Agriculture biologique ; la Région peut mieux faire !
La région MP-LR connaît depuis 2015
une dynamique de conversions des exploitations agricoles vers
l'Agriculture Biologique encore jamais vue .
Cette vague de conversion trouve son
origine dans la crise agricole actuelle mais surtout dans la demande
croissante des citoyens en produits alimentaires sains . Il est
indispensable de soutenir tous les agriculteurs et agricultrices
engagé-es dans cette voie.
Malheureusement,les moyens financiers
alloués par la Région ne permettront pas de proposer l'aide au
maintien à tous les agriculteurs biologiques .
Réunis en commission permanente à
Montpellier le 15 avril 2016, la Région a décidé :
- un plafonnement de l'aide à 30 000
euros /an avec rétro-activité en 2015, sauf pour les Jeunes
Agriculteurs 2015
- un plafonnement à 8 000 euros
/an pour les producteurs qui sont à 5 ans de conversion ou en 5 ans
après conversion
Pour les bios historiques :
rien !
Pour une exploitation agricole moyenne
de 10 hectares , celle ci paye 500 euros de certification pour prouver
qu'elle ne pollue pas !! Et cela n'est pas remboursé .
L'argent est là , il faut le ventiler
autrement .
La Région s'apprête à financer le
projet LGV Montpellier/Perpignan avec création de gares nouvelles à
Narbonne, Béziers et Montpellier pour une valeur affichée de 6
milliards d'euros ( somme qui sera certainement largement dépassée)
. Ce projet dans l'Aude va détruire : 134 exploitations
agricoles sur une emprise totale de 610 hectares,
Gagner 15 minutes sur un trajet en
train ou conserver des exploitations agricoles en bio : où est
la véritable utilité sociale et économique ?
samedi 26 mars 2016
Pour un droit du travail du XXIe siècle, mobilisons nous!
Les écologistes disent NON à cette
Loi Travail régressive, il est temps d'inventer le droit du travail
du XXI e siècle.
Reprenons le mouvement de réduction
du temps de travail pour la semaine de 32h en 4 jours pour vivre
mieux et créer des emplois.
Augmentons la présence des salarié-es
dans les conseils d'administration pour développer la gestion
partagée des entreprises, et renforçons le rôle des organisations
syndicales et des instances représentatives du personnel.
Instaurons une vraie protection pour
les nouveaux statuts : autoentrepreneurs, vrai-faux salarié-es
type Uber, stagiaires... ces salarié-es comme les autres doivent
être protégé-es en cas d'accident du travail, de maladie et
rémunérons les stagiaires au minimum à 50% du SMIC.
Mettons en œuvre le principe de
responsabilité pour les employeurs : plus les contrats sont
courts, plus les cotisations doivent êtres élevées.
Développons les droits individuels
dans le Compte Personnel d'Activité , qui devra constituer un
véritable « bouclier social individuel » lié à la
personne et non à l'entreprise.
Allons vers un revenu universel
d'existence inconditionnel, individuel et cumulable avec d'autres
revenus, y compris salariés.
Enfin, engageons la transition
écologique de notre société : transports collectifs,
rénovation thermique des logements, énergie renouvelable,
recyclage, agriculture biologique, les vrais emplois sont là . Une
politique cohérente et forte est nécessaire en la matière.
Le 31 mars, les écologistes seront présents dans les manifestations et initiatives pour le retrait de la Loi Travail .
vendredi 18 mars 2016
Lettre ouverte au SYADEN au sujet de l'installation des compteurs Linky
La quasi-totalité des
communes du département ont chargé le syndicat mixte SYADEN de
gérer le service public d’électricité. C’est dans ce cadre que
va être procédé au changement de tous les compteurs électriques
du département. L’opération est nationale et vise la
généralisation des compteurs dits communicants. On parle également
de compteurs intelligents. Elle pourrait sembler anodine et pourtant
pose de nombreuses questions, sur plusieurs plans.
En premier lieu, celui de la santé publique. Principalement l’exposition aux rayonnements électromagnétiques dont les risques sont peu documentés voire controversés. Ils sont cependant avérés et l’augmentation continue de cette exposition ne peut que les accroître. Ajoutons que dans un département rural comme le notre, l’exposition actuelle est très faible et que la généralisation de ce type de compteurs va lui faire faire un bond.
En second lieu, les risques d’atteinte à la vie privée. Ce système va permettre un contrôle à distance de la consommation de vos appareils donc de connaître ce que vous faites chez vous ! Certes la loi a pour l’instant interdit cette possibilité mais les enjeux économiques liés à un « profilage » généralisé des consommateurs feront tomber rapidement cette limitation. Sans compter les tentations de surveillance qui en découleront.
En troisième lieu, économique. L’opération profitera aux industriels du secteur. Un pactole de 35 millions de compteurs à fournir et poser en 5 ans, ce n’est pas rien ! Elle profitera aux fournisseurs d’électricité (EdF et autres) qui vont proposer de nouveaux contrats ajustés et plus chers. Les économies espérées (il n’y aura plus de relevés des compteurs à domicile) ne compensant pas les coûts, les ménages vont voir leur facture alourdie par le biais d’une taxe. Un journaliste a pu écrire à propos de ces compteurs : trop intelligents pour être honnêtes.
Les promoteurs de cette opération se retranchent derrière une hypothétique transition énergétique qu’elle faciliterait ainsi que leurs obligations réglementaires.
En tant qu’écologistes nous devrions nous féliciter de ce qui faciliterait cette transition mais à regarder de plus près, le bénéfice dans ce sens est très faible. Par exemple, vous devrez aller sur Internet pour vérifier et suivre votre consommation !
En tant qu’européistes convaincus, on voit une fois de plus comment les directives européennes sont dévoyées. La lecture de celles de 2006 et 2009 montrent que la généralisation de compteurs communicants n’est pas une obligation absolue ! D’ailleurs l’Allemagne a refusé d’y procéder, estimant le coût trop élevé pour un bénéfice trop faible. De son coté, l’Autriche a laissé le libre choix aux abonnés, tout comme les Pays Bas…
La directive européenne de 2009 a demandé aux états membres de procéder à « une évaluation économique à long terme de l’ensemble des coûts et des bénéfices pour le marché et pour le consommateur » cela a été réalisé en France et de manière si peu concluante que l’association Que Choisir a montré l’inverse des conclusions. De son côté, l’ADEME estime que cela n’entraîne aucune économie d’énergie. Les questions de santé publique ? Motus et bouche cousue ! Quant aux propos lénifiants d’EdF, l’entreprise nous a tellement habitués depuis des dizaines d’années, à l’opacité, et aux manipulations d’opinion, que plus personne ne peut sérieusement prendre pour argent comptant ses déclarations.
Tous les citoyens ont le droit d’intervenir dans les affaires les concernant directement. Prendre des décisions en leur nom sans consultation ni exposé clair et pertinent des enjeux n’est plus acceptable. La maîtrise de l’énergie est l’affaire de tous et non d’une poignée d’experts. Un jour, peut-être les conditions seront réunies pour envisager de nouveaux modes de comptage. Ce n’est pour l’instant pas le cas.
Pour toutes ces raisons, nous demandons au SYADEN de surseoir à ces installations.
Pour la coordination
départementale d’EELV
Albert CORMARY
Contact 04 68 48 27 53
06 76 05 00 10
Claude Marie BENSON
contact 06 16 50 14 48
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