vendredi 20 mai 2016

Nous ne voulons pas de Monsanto pour notre agriculture

 


Monsanto fait partie de ces multinationales tristement connues pour s'approprier le vivant et pour inonder le monde entier d'OGM et de pesticides. Son système bien huilé , ses moyens financiers énormes lui ont permis d'asservir une majorité d' agriculteurs devenus dépendants de son modèle de développement : agriculture intensive qui ne peut survivre qu'en utilisant massivement des OGM et des pesticides hautement toxiques pour l'environnement. La France, premier consommateur européen de pesticides (et 3ème au niveau mondial!) est certainement l'un de ses meilleurs client. L'Aude peut se "vanter" d'accueillir sur son sol à Trèbes une unité  Monsanto qui s'est agrandie démesurément, au détriment des riverains mis devant le fait accompli . Elle produit des semences enrobées de produits chimiques qui seront ensuite semées, entrainant la dispersion dans l'environnement de milliers de molécules chimiques dont les effets sur la biodiversité ne sont plus à démontrer. C'est pour dénoncer collectivement ce modèle d'agriculture et les multinationales qui en vivent que depuis 4 ans des collectifs citoyens et militants autogérés localement organisent chaque année la marche contre Monsanto.Rien n'est prévu dans l'Aude cette année ,l'année prochaine serons nous au rendez-vous?

samedi 7 mai 2016

"cadeau fiscal" ? Pas pour les audois!



Dans le cadre de sa future campagne pour se faire réélire, François Hollande vient d'annoncer un nouveau « cadeau fiscal » destiné à redonner du pouvoir d'achat aux français.
François Hollande, fidèle à son aveuglement et à son mépris pour ses concitoyens oublie sans doute la triste réalité que vivent par exemple les 63% des audois-es qui sont non imposables, non parce qu'ils planquent leurs avoirs dans des paradis fiscaux, mais parce que leurs revenus sont insuffisants. L'Aude est l'un des départements les plus pauvres de France, dans une région qui est la deuxième , derrière le Nord-Pas de Calais au palmarès de la pauvreté de ses habitants. Les bénéficiaires du RSA socle sont 6,4% à Narbonne et 7% à Carcassonne, très au dessus de la moyenne nationale . Alors la baisse de l’Impôt sur le Revenu pour quelques uns, c'est totalement à coté de la plaque pour la grande majorité des audois-es !
D'autant plus que dans le même temps, en baissant de façon irresponsable des dotations aux collectivités locales, son gouvernement contraint celles ci à augmenter les impôts locaux ou à diminuer les services rendus à la population , voire à actionner les deux leviers en même temps. 
 Cadeaux aux entreprises sans contrepartie, fiscalité indirecte injuste et douloureuse pour les ménages les plus modestes, manque de moyens criants dans les hôpitaux et l’Éducation Nationale, baisse des budgets du ministère de l'environnement et refus d'une véritable fiscalité écologique...
 Qui avait dit : « la réforme fiscale est donc l'acte premier , la condition préalable à la formation d'un cercle vertueux » ? François Hollande en 2011, lors de sa campagne des primaires socialistes !
Il avait raison et il aurait pu, dès le début de son quinquennat s'inspirer des travaux de Thomas Piketty pour bâtir un système fiscal réellement progressif et efficace. Il n'en a rien été...

mardi 3 mai 2016

Ce qui devait arriver AREVA!



L’audit mené après la découverte d’une « anomalie » sur la cuve de l’EPR de Flamanville a révélé des incohérences dans les dossiers de fabrication des composants nucléaires sur le site d’Areva au Creusot. Selon les informations recueillies par les Échos, il pourrait s’agir de falsifications.
Réaction de Michèle RIVASI, eurodéputée écologiste: « Depuis le début de l’affaire de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville, les révélations se suivent et ne se ressemblent pas. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) n’avait été informée qu’en 2015 des anomalies dans la cuve, par un document d’Areva datant de…2010 ! L’entreprise la moins rentable de France avait donc sciemment dissimulé ces informations à l’ASN, alors même que l’ensemble des pièces des cuves des réacteurs français ont été construits dans la même usine du Creusot.
Ce que révèle cette affaire c’est un défaut générique de la culture de sûreté nucléaire de la part d’Areva : il est plus facile aujourd’hui pour l’entreprise de parler de fraudes cachées que de négligences volontairement couvertes, c’est le meilleur moyen de se disculper quand on a menti. Le gouvernement français doit donc aujourd’hui faire toute la lumière sur cette affaire. Et ce d’autant plus qu’il a publié un arrêté le 3 janvier dernier (1) prévoyant la possibilité, pour un fabricant, de demander à l’Autorité de sûreté nucléaire une dérogation afin d’autoriser l’utilisation d’un équipement n’ayant pas satisfait à l’ensemble des exigences essentielles de sécurité en cas de «difficulté particulière». J’ai d’ailleurs saisi la Commission européenne à ce sujet (2).
Le récent renflouement de la filière nucléaire française à grands coups de milliards provenant directement de la poche du contribuable est une fuite en avant aggravée par le manque de moyens mis à disposition de l’ASN. Dans le contexte préoccupant de la prolongation de la durée de fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans, son Président ne cesse de répéter à qui veut l’entendre que l’ASN nécessite 200 nouveaux collaborateurs pour faire son travail correctement. Las, le gouvernement lui en a cédé 30, alors même que l’ASN n’arrive pas à se faire respecter ni par EDF, ni par Areva. Il est temps de doter aujourd’hui l’ASN de véritables pouvoirs d’investigation et de sanction, la situation le démontre ».
Et Michèle RIVASI de conclure : « Le dossier noir du nucléaire français ne cesse de s’épaissir, le gendarme du nucléaire doit-il se transformer en brigade anti-criminalité ? La situation est inquiétante car les risques d’accidents sont pris en compte sur la base du bon fonctionnement des composants des réacteurs : les défauts révélés remettent donc en cause la sûreté nucléaire française de manière globale ».

dimanche 24 avril 2016

États Généraux du rail et de l’intermodalité à Limoux le 27 avril





Résultats de recherche d'images pour « images etats généraux du rail »Notre territoire, le département de l’Aude doit faire face à plusieurs défis concernant le rail et la mobilité d’une manière plus générale. EELV réaffirme son attachement à la mobilité de tous et dans les conditions les plus favorables possibles, que ce soit pour les émissions de gaz à effet de serre, l’empreinte écologique a minima des infrastructures, etc. Nous constatons également que le rail a un impact en matière d’aménagement du territoire à l’opposé de celui de la voiture individuelle. Cette dernière favorise l’étalement urbain alors que le train favorise la centralité autour de la gare. La mobilité pour tous implique également une politique tarifaire non handicapante.

Desserte des zones en situation d’enclavement

Les transports collectifs doivent, dans tous les cas être privilégies. Quand le rail existe, il doit être promu car c’est lui qui a la plus faible empreinte carbone et qu’il ne nécessite pas de nouvelles infrastructures. Est visée en premier lieu la ligne Quillan-Carcassonne. Sa remise en état est budgétée à hauteur de 11 m€ mais l’état traîne les pieds depuis des années pour honorer sa contribution. La modernisation complète coûterait entre 30 et 50 m€. Elle permettrait un cadencement horaire dans chaque sens et offrirait donc un haut niveau de services. Dans le même temps, le conseil départemental projette l’achèvement de la mise à 2x2 voies de la RD 118 et le contournement de Limoux, le tout pour un coût d’environ 150 m€. Cela favorisera la voiture individuelle et les bus qui y circuleront n’offriront jamais le niveau de service du rail (confort, régularité…). De plus, ils participeront aux nuisances attachées aux routes (bruit, gaz d’échappement, etc.) sans évoquer les nouvelles infrastructures dévoreuses d’espace. Nous appelons donc à la cohérence des politiques publiques, sachant que même si les budgets sont différents, les contributeurs à ces mêmes budgets sont les mêmes !
On peut estimer que les transports publics, tout confondu, captent actuellement 2 à 3 % des flux de passagers sur la ligne Carcassonne - Quillan. Une augmentation très significative est possible moyennant une offre étoffée (cadencement horaire, nouvel arrêt sur la zone de la Bouriette à Carcassonne…).
Le transfert, en 2017, de la compétence des transports interurbains, à la région devrait s’accompagner pour nous d’une redynamisation de ceux-ci pour les zones les plus défavorisées en recherchant ou améliorant les solutions innovantes type transport à la demande, covoiturage et amélioration des dessertes ferroviaires existantes… L’articulation avec les TER et les déplacements doux doit être recherchée comme la possibilité d’embarquer des vélos.
La modernisation de la ligne Carcassonne -Quillan est pour nous emblématique des choix qui doivent être opéré par la Région en matière de transports : priorité aux transports du quotidien , abandon des projets de gares nouvelles très coûteuses pour les finances publiques, ligne nouvelle mixte fret/voyageurs Narbonne/Perpignan modernisée plutôt que poursuite des chimères de LGV sans réelle pertinence et siphonnant toutes les ressources budgétaires des transports.

Politique tarifaire

Le TER à 1€ servant de slogan à l’ancienne région LR a eu le mérite de montrer qu’appliqué intégralement à certaines lignes, elles pouvaient devenir plus attractives. Cependant, par manque d’offre supplémentaires, elle a montré ses limites. Quant au TER à 1€ généralisé, cela a relevé plus de la com’ que d’une véritable politique des transports.
La tarification actuelle est dissuasive.
La clarification des tarifs est nécessaire et doit aboutir à un coût inférieur à celui de la voiture particulière. Plusieurs options sont à explorer, depuis la tarification par zones jusqu’au « pass transport »…La définition d’une nouvelle tarification passe par la concertation avec les syndicats et associations d’usagers.

Avenir du rail dans la région

Notre attachement aux transports publics sur la base de considérations strictement écologiques se double d’un avertissement économique. Les prix du pétrole actuellement et historiquement bas ne dureront certainement pas. Ils favorisent la voiture individuelle, les bus et l’avion mais un retournement de tendance prévisible, sans en connaître l’échéance, va compliquer la vie des habitants de la région si on abandonne le rail qui redeviendra vite le mode plus économe pour leurs déplacements.
Force est de constater que la SNCF, opérateur historique a de plus en plus de mal à s’engager sur les dessertes secondaires. Nous devons nous poser la question du devenir de nos relations avec l’entreprise. Est-il pensable que la région finance de lourds travaux de rénovation ou de ré-ouverture des lignes pour qu’ensuite, la SNCF se montre incapable de les exploiter si ce n’est à des coûts prohibitifs. Tout comme la même SNCF a totalement délaissé les lignes capillaires génératrices de fret ferroviaire.
Devant cette situation, nous devons nous poser la question, sans tabous d’une régie régionale qui serait propriétaire des infrastructures, du matériel et maître de l’exploitation. Des conventions de mise à disposition du personnel doivent pouvoir être passées entre la région et la SNCF. Cette régie peut être multimodale en intégrant les régies départementales de transport. Pour garantir l’esprit « service public », elle doit être juridiquement constituée en EPIC et placée sous un contrôle mixte élus, associations d’usagers, syndicats.

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lundi 18 avril 2016

Agriculture biologique ; la Région peut mieux faire !


Résultat de recherche d'images pour "agriculture biologique"
La région MP-LR connaît depuis 2015 une dynamique de conversions des exploitations agricoles vers l'Agriculture Biologique encore jamais vue .
Cette vague de conversion trouve son origine dans la crise agricole actuelle mais surtout dans la demande croissante des citoyens en produits alimentaires sains . Il est indispensable de soutenir tous les agriculteurs et agricultrices engagé-es dans cette voie.
Malheureusement,les moyens financiers alloués par la Région ne permettront pas de proposer l'aide au maintien à tous les agriculteurs biologiques .

Réunis en commission permanente à Montpellier le 15 avril 2016, la Région a décidé :

- un plafonnement de l'aide à 30 000 euros /an avec rétro-activité en 2015, sauf pour les Jeunes Agriculteurs 2015
- un plafonnement à 8 000 euros /an pour les producteurs qui sont à 5 ans de conversion ou en 5 ans après conversion
Pour les bios historiques : rien !

Pour une exploitation agricole moyenne de 10 hectares , celle ci paye 500 euros de certification pour prouver qu'elle ne pollue pas !! Et cela n'est pas remboursé .

L'argent est là , il faut le ventiler autrement .

La Région s'apprête à financer le projet LGV Montpellier/Perpignan avec création de gares nouvelles à Narbonne, Béziers et Montpellier pour une valeur affichée de 6 milliards d'euros ( somme qui sera certainement largement dépassée) . Ce projet dans l'Aude va détruire : 134 exploitations agricoles sur une emprise totale de 610 hectares,

Gagner 15 minutes sur un trajet en train ou conserver des exploitations agricoles en bio : où est la véritable utilité sociale et économique ?

samedi 26 mars 2016

Pour un droit du travail du XXIe siècle, mobilisons nous!




Bandeau_Site_300x700_DroitTravail_Mars16_OKPour masquer ses échecs en matière d'emploi, le gouvernement tente de faire croire que les soi-disant « rigidités » du marché du travail sont responsables du chômage. En réalité, si la loi concoctée par le gouvernement est mise en œuvre, nous aurons de la précarité en plus,mais pas de chômage en moins!La nouvelle mouture du projet de loi n'en a en rien modifié l'essence : donner satisfaction aux exigences du MEDEF qui défend les intérêts des actionnaires . Il est clairement démontré que cette loi contient de nombreuses atteintes aux droits des salarié-es, permet la course au moins disant social en faisant primer l'accord d'entreprise sur les accords de branche et ainsi instaure un code du travail non pas simplifié mais dangereusement libéralisé. 

Les écologistes disent NON à cette Loi Travail régressive, il est temps d'inventer le droit du travail du XXI e siècle. 

Reprenons le mouvement de réduction du temps de travail pour la semaine de 32h en 4 jours pour vivre mieux et créer des emplois.

Augmentons la présence des salarié-es dans les conseils d'administration pour développer la gestion partagée des entreprises, et renforçons le rôle des organisations syndicales et des instances représentatives du personnel.

Instaurons une vraie protection pour les nouveaux statuts : autoentrepreneurs, vrai-faux salarié-es type Uber, stagiaires... ces salarié-es comme les autres doivent être protégé-es en cas d'accident du travail, de maladie et rémunérons les stagiaires au minimum à 50% du SMIC.

Mettons en œuvre le principe de responsabilité pour les employeurs : plus les contrats sont courts, plus les cotisations doivent êtres élevées.

Développons les droits individuels dans le Compte Personnel d'Activité , qui devra constituer un véritable « bouclier social individuel » lié à la personne et non à l'entreprise.

Allons vers un revenu universel d'existence inconditionnel, individuel et cumulable avec d'autres revenus, y compris salariés.

Enfin, engageons la transition écologique de notre société : transports collectifs, rénovation thermique des logements, énergie renouvelable, recyclage, agriculture biologique, les vrais emplois sont là . Une politique cohérente et forte est nécessaire en la matière.

Le 31 mars, les écologistes seront présents dans les manifestations et initiatives pour le retrait de la Loi Travail .